Popup

Numéro de la piste Titre Classement Nombre d'écoutes Actions
1 "The Quiet Place", In Flames
2 872 lectures
2 "Rock'n'Roll", Michael Schenker Group
5 261 lectures
3 "Highway to Hell", AC/DC
10 700 lectures
4 "The Kids Aren't Alright", The Offspring
6 861 lectures

Vidéo du jour: "Lost" de Visions of Atlantis

# Posté le lundi 06 avril 2009 12:28

Zoom sur... Manowar

Zoom sur... Manowar
Pour écouter, cliquez ici!





Joey DeMaio travaille en tant que technicien des basses et à la pyrotechnique pour le groupe Black Sabbath lorsque Ronnie James Dio (qui vient d'accepter de remplacer Ozzy Osbourne) lui présente le guitariste du groupe français Shakin' Street, qui fait leur première partie. Ce guitariste n'est autre que Ross the Boss. Ils se rendent compte rapidement qu'ils ont le même rêve commun: fonder le groupe de heavy metal le plus puissant du monde. Une fois que Black Sabbath est sur scène, ils jouent ensemble dans les coulisses du New Castle City Hall et ils constatent rapidement que leurs styles sont complémentaires. Ils décident alors de tenter l'aventure et de monter un groupe ensemble. Un peu plus tard ils engagent Eric Adams au chant et Donnie Hamzik à la batterie pour créer Manowar.

Manow
ar peut alors enregistrer son premier album nommé Battle Hymns, qui contient le titre «Dark Avenger», un slow épique sur lequel Orson Welles prête sa voix à la narration (Welles fait de même pour le titre «Defender» qui est conservé et retravaillé pour l'album Fighting the world qui sort en 1987). C'est d'ailleurs sa voix ténébreuse qui ouvre tous les concerts du groupe: "Ladies and Gentlemen, from the United States of America, all Hail Manowar". En 1983, Joey DeMaio et Ross The Boss signent de leur sang le contrat avec leur maison de disques afin de démontrer leur sincère engagement dans l'univers de la musique et leur refus de la panacée facile, des excès capitalistes de l'industrie du disque. Leur deuxième album, Into Glory Ride, est le premier album avec le batteur Scott Columbus. Leur troisième album, nommé Hail to England, est mixé et enregistré en seulement six jours. L'année suivante, durant la tournée de leur quatrième album Sign of the Hammer, Manowar est inscrit dans le Livre Guinness des records en tant que groupe le plus bruyant au monde. Leurs albums suivants sont Fighting the World, Kings of Metal et The Triumph of Steel dont les tournées qui leur sont consacrées en 1992 permettent au groupe de battre son précédent record: Manowar atteint alors un niveau de pression acoustique oscillant entre 129 et 130 décibels sur scène, soit l'équivalent du Concorde au décollage. Arrivent ensuite les albums Louder Than Hell, Hell on Wheels (live), Hell on Stage (live), et Warriors of the World. Pendant ce temps-là, DeMaio travaille sur la création de son propre label, Magic Circle Music, qui voit le jour en 2003. Ce label produit des groupes de metal symphonique (comme par exemple Rhapsody of Fire). Le groupe a sorti son dernier album studio en date durant l'année 2007, il s'agit de Gods of War.

Le groupe sort régulièrement des coffrets DVD baptisés Hell On Earth, dans lesquels on retrouve le groupe lors de ses tournées mondiales, les rencontres avec les fans et bien entendu des concerts dans leur intégralité (HOE III, HOE IV & HOE V). Dans le 5e opus sorti fin novembre 2006, on retrouve le concert enregistré durant le Festival Earthshaker-Fest de 2005.





Pour écouter, cliquez ici!
# Posté le lundi 23 mars 2009 16:54
Modifié le mardi 24 mars 2009 16:17

THE Mag'

THE Mag'
Un super magazine, que je lis depuis 4 mois! Toujours aussi heureux de parcourir ces pages remplies d'infos utiles sur les grands groupes et qui m'en fait découvrir de nouveaux! Un mag' parfait pour les fans de rock et de métal!
# Posté le samedi 14 février 2009 12:17

Zoom sur un musicien: Ronnie James Dio

Zoom sur un musicien: Ronnie James Dio
Ronnie James Dio est né Ronald James Padavona à Portsmouth, New Hampshire le 10 juillet 1942 mais a grandi à Cortland, Etat de New York.

Adolescent, RJD apprend la trompette puis la basse et forme, en 1957, en compagnie de son ami Nick Pantas son premier groupe Ronnie and the Red Caps avec lequel il sortira un single en 1958 nommé Conquest. A l'époque RJD joue de la basse mais ne chante pas. Mais cela va changer. En 1958 toujours, le chanteur quitte le groupe et RJD reprend le chant. Au début 1961 sort un second single An Angel Is Missing avec pour la première fois RJD au chant.

En 1
961 Ronnie and the Red Caps change de nom et devient Ronnie Dio and the Prophets. Sous ce nom, le groupe sortira pas moins de sept singles et un album live en 1963 Dio at Domino's.
En 1967
RJD dissout Ronnie Dio and the Prophets et forme avec Nick Pantas The Electric Elves qui sera raccourci en The Elves puis finalement en Elf (voir article dans Wikipedia). C'est dans Elf que RJD abandonnera définitivement la basse pour se concentrer sur le chant et qu'il choisira Ronnie James Dio comme nom de scène.

En 1974,
Ronnie James Dio participe à l'album The Butterfly Ball and the Grasshopper's Feast de Roger Glover (bassiste de Deep Purple) et enregistre la célèbre chanson Love Is All ainsi que deux autres morceaux.
En
1975, Ritchie Blackmore qui vient de quitter Deep Purple propose à Elf de former avec lui son nouveau groupe Rainbow. RJD met fin à Elf et rejoint, avec trois autres membres du groupe, l'arc-en-ciel de Ritchie Blackmore.

De 1975 à 1978 RJD enregistre quatre albums, dont un live, avec Rainbow (voir article dans Wikipedia).
Fin 1978 il quitte le groupe pour entamer une carrière solo mais en 1979 rejoint Black Sabbath qu'Ozzy Osbourne vient de quitter. Après avoir enregistré trois albums (dont un live) avec Black Sabbath, il quitte celui-ci en 1982 pour enfin former son groupe, Dio.

I
l est très célèbre pour avoir popularisé le signe des « cornes » utilisé par les fans de heavy metal. C'est avec Black Sabbath qu'il a popularisé ce signe, qui était à l'origine un geste de protection spirituelle utilisé par sa grand-mère italienne contre tout personnage malveillant . Il existe une controverse par rapport à l'origine exacte du signe des cornes: s'il est vrai que Ronnie James Dio l'a popularisé, plusieurs soutiennent que c'est Gene Simmons, bassiste et chanteur de Kiss à la célèbre grande langue, qui inventa ce symbole. C'est en 1977 sur la pochette de l'album Love Gun que Gene Simmons fait les célèbres cornes, alors que Dio commença à faire ce signe quand il rejoignit Black Sabbath, seulement en 1979. Malgré tout, Dio soutient que c'est lui qui a inventé le signe des cornes et que Gene Simmons l'a copié.

Depuis,
à part une tentative de reformation avec ses collègues de Black Sabbath, Dehumanizer en 1992, Ronnie James reste fidèle à Dio et continue de sortir régulièrement des albums.

En 20
07, Black Sabbath se reforme autour de Ronnie James Dio au chant et sorte le compilation "The Dio Years". Une tournée s'ensuit, sous le nom Heaven And Hell, du nom du premier album enregistré par Black Sabbath avec Dio. Ils sortent le CD/DVD live: Live From Radio City Music Hall.

I
l participe au film "Tenacious D and the pick of destiny" dans lequel il joue son propre rôle. Il dicte à Jack Black où aller pour suivre la route du Rock.

Il par
ticipe également en 2005 au film documentaire Metal: A Headbanger's Journey de Samuel Dunn, au cours duquel il se prête par deux fois à une interview (titre français : Metal - Voyage au Coeur de la Bête).

Ronnie j
ames dio possède une grande amplitude vocale lui permettant d'aborder des registres vocaux multiples, allant d'une voix chaude et grave au hurlement suraiguë.

Sa
voix, pure et puissante, possède une grande expressivité, ce qui la rend reconnaissable et caractéristique.
Cha
nteur de heavy métal et de hard rock traditionnel, il nest pas adepte des techniques de grind qu'utilisent un certain nombre de chanteurs de métal actuels, préférant privilégier la force et l'expressivité de sa voix en utilisant un chant pur et distinct.

I
l est à noter que malgré son age (66 ans en 2008, ce qui fait de lui un des vétérans des chanteurs de heavy métal) sa voix n'a rien perdu de sa puissance et de sa justesse et lui permet encore aujourd'hui d'etre actif musicalement (dans Dio et Black Sabbath)
# Posté le dimanche 11 janvier 2009 15:50

Zoom sur un musicien: James Brown

Zoom sur un musicien: James Brown
Pour écouter, cliquez ici!





Il existe une polémique autour de la date de naissance de James Brown. Bien qu'il prétende être né en 1933 à Barnwell (Caroline du sud), certains pensent qu'il serait né en réalité en 1928. Il aurait menti sur son âge par coquetterie. Quoi qu'il en soit, ses parents déménagent peu de temps après sa naissance, à Augusta et sa mère l'abandonne. (Géorgie).

La famille étant pauvre, le jeune James les aide en ramassant du coton chez les propriétaires environnants ou en cirant les chaussures dans le centre-ville. À cette même époque il commence à se produire dans les salles de danse de la région d'Augusta, mais il tombe petit à petit dans la délinquance. À 16 ans, il commet une attaque à main armée pour laquelle il est condamné dans un centre de détention juvénile. Trois ans plus tard, sa peine est allégée et il est relâché à la condition de ne pas retourner à Augusta et de trouver un emploi.

Lors d'un séjour en prison, il rencontre un autre chanteur, Bobby Byrd, et intègre son groupe de rhythm and blues Avon, dont le style évolue et qui sera rapidement renommé The Famous Flames puis James Brown with The Famous Flames. Le groupe se produit principalement dans le sud des États-Unis puis connaît le succès en 1956 avec le hit "Please, Please, Please" qui s'écoulera à 1 million d'exemplaires.

Malgré ce premier single à grand succès, les neuf qui suivirent furent tous des échecs et le producteur du groupe était prêt à rompre leur contrat? ce qui n'arriva pas puisque le single suivant, Try Me (1958), se plaça directement numéro 1 des titres R&B. Ce nouveau hit fut suivi d'autres succès, I'll Go Crazy (1959) et Bewildered (1960).

Night Train (1961) est considéré aujourd'hui comme le premier album caractéristique de James Brown, avec un son instrumental, un rythme très présent et une rapidité qui marqua profondément dès sa sortie. La majorité des chansons du groupe depuis les débuts étant écrites ou co-écrites par James et son charisme surpassant tout, il s'imposa naturellement au point que les autres membres du groupe devinrent simples accompagnateurs du chanteur.

Alors que la plupart des succès du début de carrière de James Brown dans les États du nord et dans les TopTen sont des titres rhythm?n & blues, lui-même et les Flames ne rencontraient pas la notoriété nationale avant la parution du disque en public Live At Apollo (spectacle réalisé en autoproduction en 1963). Brown poursuit ce succès avec une série de 45 tours qui, comme le travail d'Allen Toussaint, pose les bases du style Funk. La parution en 1964 de Out of sight ainsi que Night train ont servi de fondation au nouveau son de James Brown. Ces arrangements bruts et sans fioritures, les cuivres et la batterie occupant le centre du mix stéréo, et le chant de Brown ajoutant encore a la pulsation rythmique de l?ensemble.

Papa's Got A Brand New Bag et I Got You (I Feel Good), tous deux sortis en 1965, furent des numéros 1 dans les classements R&B, demeurant les meilleures ventes dans les magasins noirs pour tout un mois, devenant par la même les premiers Top 10 de sa carrière. Chacun de ces deux titres est considéré de nos jours comme des titres phares et représente le plus important travail de la seconde période de sa discographie.

Brown aime faire des ajustements créatifs dans ses chansons pour plus de succès. Il a notamment accéléré le tempo de Papa's Got a Brand New Bag afin de le rendre plus intense et commercial. "Cold Sweat" (1967) fut considéré comme une démarcation au niveau des paroles et un potentiel de succès plus élevé. Les critiques musicales y voyant un point d'orgue de la musique des années 60. Mélangé avec ses fameux titres rythmés de la décennie, il faut également compter avec les ballades telles que It's a Man's, Man's, Man's World (1965), ainsi que quelques titres assez Broadway.

JB employa des musiciens et des arrangeurs issus du jazz, mais en tant que leader et auteur, il privilégia la simplicité du rythme RnB à la complexité et la précision du jazz. Le groupe inclut le trompettiste Lewis Hamlin, le saxophoniste Alfred "Pee Wee" Ellis, le guitariste Jimmy Nolen (qui imposa des riffs simples pour chaque chanson) et le saxophoniste Maceo Parker.

D'autres formations temporaires ont inclus le chanteur Bobby Byrd, le batteur John "Jobo" Starks, Clyde Stubblefield, Melvin Parker (frère de Maceo), le saxophoniste St. Clair Pinckney, le trombone Fred Wesley, et le guitariste Alphonso Kellum.

À la fin des années 60, Brown redéfinit encore son style avec I Got the Feelin, Licking Stick-Licking Stick (1968) et Funky Drummer (1969). Dans ces titres, il abandonne le chant traditionnel pour une approche plus rythmique calquée sur la musique (donc très rarement mélodique).

Régulièrement apparaissent des parties parlées, directement au public, à la façon des rappeurs (avant l'heure). Il introduit aussi beaucoup de ruptures de rythmes et de breaks, il déstructure.
Ses chansons se politisent aussi, constituent une critique de la société, revendiquent, les meilleurs exemples étant Say It Loud (I'm Black and I'm Proud) (1968) et I Don't Want Nobody to Give Me Nothing (Open Up the Door I'll Get It Myself) 1970).

Ce nouveau style, le Funk, influence beaucoup d'artistes comme Sly and The Family Stone, The Temptations, toute la Motown, jusqu'aux nouvelles générations, dont Michael Jackson ou Prince. James Brown est aussi l'artiste le plus samplé, que ce soit par des DJ ou d'autres artistes.

En 1970, la majorité des membres du groupe de James Brown l'ont quitté pour de meilleures opportunités. Il crée donc un nouveau groupe avec Bobby Byrd incluant le bassiste Bootsy Collins, le guitariste Catfish Collins, le tromboniste Fred Wesley. Ce nouveau groupe fut baptisé The JB's et fit ses armes avec le titre « Get Up (Sex Machine) ».

Dans le désir de rester, Brown achète des stations de radio et crée son propre label chez Polydor, People, dans lequel il produira aussi certains de ses amis (dont Bobby Byrd, Lyn Collins, Myra Barnes, et Hank Ballard). Il s'est beaucoup investi dans les albums qu'il a produits, si bien qu'on reconnaît systématiquement son style derrière cette musique.

Ses productions personnelles à cette époque résument les innovations musicales des 20 années précédentes ; c'est l'époque de The Payback (1973), Papa Don't Take No Mess (1974), Funky President (1975), Get Up Offa That Thing (1976),? En 1973 il signe aussi la bande originale du film blaxploitation Black Caesar.
Miles Davis et d'autres musiciens de jazz citent alors James Brown comme une influence majeure sur leurs styles.

James Brown après son arrestation en décembre 1988 pour possession de stupéfiants et divers délits
À la fin des années 70, Mr Dynamite a déjà définitivement assis son statut de star. Son groupe se sépare encore, chacun ayant ses propres ambitions (comme Bootsy Collins).

C'est alors l'avènement du disco, et le chanteur, qui avait anticipé le mouvement y participe un peu (dès 1976 certains titres sonnent disco!). L'autre musique dont il est certainement l'initiateur est le rap. Beaucoup contredisent ce fait; mais on remarque dans certains albums comme I'm real que James Brown fait une musique beaucoup plus ressemblante au rap qu'au genre funk. C'est toutefois un rap très influencé par ses racines, qui sont le funk. James Brown déclara dans une revue, au tournant du siècle: tu écoutes le rap? Eh bien 90% du rap, c'est ma musique. En effet, on remarque que tous les mix des rappeurs reprennent plus de 20 morceaux du «godfather» afin de produire des sons ou des effets caractéristiques de cette musique. M.C Hammer s'est beaucoup inspiré de James Brown, à la fois au niveau de la danse et au niveau de la musique. Il est venu chanter lors des funérailles du chanteur pour honorer son nom.

À partir de cette période, il est beaucoup moins prolifique et actif. Notons toutefois ce fabuleux concert à l'Apollo en 1983 durant lequel James Brown invite sur scène son « successeur » Michael Jackson qui faisait partie des spectateurs. Jackson réalise alors des pas de danse rapides et précis plus proches du style de Brown que du sien. Le futur roi de la pop effectuera tout de même son célèbre pas de danse le «Moonwalk». Le public est conquis.

Il adopte un style musical plus grand public, il obtient un rôle de prêtre déjanté dans le film The Blues Brothers et il interprète la bande originale et apparaît dans Rocky IV avec le titre Living in America (1985). Il collabore aussi avec des groupes hip hop (Static en 1988). Il enregistre aussi en duo avec le rappeur Afrika Bambaataa, Unity en 1984. Selon Afrika Bambaataa, fondateur de la Zulu Nation, {'non neutre |James Brown aurait à l'époque voulu se rapprocher du mouvement hip-hop, mais Afrika Bambaataa a voulu l'écarter un peu en considérant qu'il lui a ainsi permis de "rester une star du rock".

À partir de la fin des années 80, malgré un réel retour en haut des charts, the godfather of soul est beaucoup moins prolifique et se fait surtout remarquer pour ses problèmes judiciaires.
En 1988, il est arrêté pour excès de vitesse puis emprisonné pour détention d'armes et consommation de PCP. Il est condamné à 6 ans de prison (peine commuée en 3 ans, il sort en 1991).

Jusqu'à sa mort, il alterne entre périodes de désintoxication, arrestations pour possession de drogue, et autres arrestations pour violences conjugales? Mais aussi périodes où il continue à enregistrer et à se produire à travers le monde.

En 2005, il chante en duo sur une chanson avec les Black Eyed Peas sur leur dernier album Monkey Business intitulée They don't want music. On reconnaît bien son style jazz rétro mélangé au rythme plus moderne des B.E.P.

Le 23 décembre 2006, James Brown, malade, s'est rendu avec quelques heures de retard à un rendez-vous chez son dentiste à Atlanta (Géorgie) pour une implantation dentaire. Durant cette visite, le dentiste de James Brown s'est aperçu que le chanteur semblait « en mauvaise santé et très fatigué ». Plutôt que de réaliser l'implantation dentaire, le dentiste a conseillé à James Brown de consulter un médecin concernant son état de santé.

Le dimanche 24 décembre, il est admis à l'Emory Crawford Long Hospital d'Atlanta où les médecins diagnostiquent une pneumonie. Selon Charles Bobbit, manager et ami personnel du chanteur depuis de longues années, James Brown souffrait de sévères quintes de toux depuis qu'il était revenu d'un voyage en Europe en novembre 2006.

Bien que James Brown ait dû annuler des concerts imminents à Waterbury (Connecticut) et Englewood (New Jersey), le chanteur espérait que les médecins le laisseraient quitter l'hôpital à temps pour des concerts prévus pour le passage à l'année 2007. En effet, il était prévu qu'il chante au Count Basie Theatre (New Jersey) et au club de blues de B.B. King à New York. Il devait aussi chanter une chanson en direct sur la chaîne de télévision CNN. Au lieu de cela, Brown est resté hospitalisé et son état de santé s'est fortement dégradé tout au long de la journée.

Le 25 décembre 2006, James Brown décède à 1h45 (heure locale) d'une insuffisance cardiaque congestive, à l'âge de 73 ans, causée par une complication de sa pneumonie. Selon Charles Bobbit, Brown aurait murmuré les mots « Je m'en vais ce soir » avant de prendre trois longues respirations et de fermer les yeux.

De nombreux invités célèbres et des milliers de fans ont participé à deux commémorations publiques en hommage au chanteur disparu, à l'Apollo Theater à New York le 28 décembre 2006 et au James Brown Arena à Augusta (Géorgie) le 30 décembre 2006. Une cérémonie privée a aussi eu lieu le 29 décembre 2006 à laquelle ont participé la famille et les amis proches de James Brown. Des extraits de ses concerts ont été diffusés.

Parmi les célébrités présentes se trouvaient entre autres Joe Frazier, Dick Gregory, MC Hammer, Jesse Jackson, Michael Jackson, Don King et Paul McCartney.

Le groupe de musiciens ayant accompagné James Brown durant sa carrière, The Soul Generals, ont joué quelques unes de ses chansons les plus célèbres.

Durant la lecture du testament de James Brown le 11 janvier 2007, l'avocat du chanteur a révélé que seulement ses six enfants adultes (Terry Brown, Larry Brown, Daryl Brown, Yamma Brown Lumar, Deanna Brown Thomas et Venisha Brown) y étaient cités. Sa femme Tomi Rae Hynie et son dernier fils âgé de cinq ans, James II, ne figurent pas dans la liste des héritiers possibles. Le testament de James Brown aurait été rédigé dix mois avant la naissance de James II et plus d'un an avant son mariage avec Tomi Rae Hynie.

Le 24 janvier 2007, les enfants de James Brown ont porté plainte contre les avocats personnels du chanteur. Dans leur requête, ils demandaient au tribunal de les révoquer et de nommer un administrateur chargé de régler les problèmes liés à l'héritage. Tomi Rae Hynie a également porté plainte le 31 janvier 2007 pour contester la validité du testament et pour qu'elle soit reconnue en tant que veuve de James Brown.

Après les commémorations de décembre 2006 et à cause des tergiversations entre les enfants et les avocats du défunt, le cercueil de James Brown est resté pendant de longues semaines dans une pièce à température contrôlée. Des échantillons ADN ont également été prélevés afin de vérifier des paternités supposées.

James Brown ne fut enterré que le 10 mars 2007, à Beech Island, en Caroline du Sud dans une crypte familiale sous la maison d'une de ses filles, Deanna Brown Thomas. Selon la famille, le corps du chanteur n'y reposerait que temporairement car un mausolée public avec musée (à la manière de Graceland pour Elvis Presley) est en cours de construction à Atlanta.

En décembre 2007, cinq des enfants de James Brown exigent l'invalidation de son testament, arguant que ses anciens conseillers ont usé de leur influence pour pousser le chanteur américain à établir des fonds caritatifs dont ils pourraient tirer un profit personnel. Les cinq enfants de Brown ont été largement écartés de la partie financière du testament, qui lègue la majeure part de ses avoirs à des fonds censés assurer l'éducation des petits-enfants du chanteur de soul et la scolarisation d'enfants défavorisés. Ils auraient découvert des testaments antérieurs qui remettent en question sa volonté de léguer son argent à ces œuvres caritatives. Les plaignants (Deanna Brown Thomas, Venisha Brown, Daryl Brown, Yamma Brown Lumar et Larry Brown) contestent la version finale du testament devant un tribunal d'Aiken, en Caroline du Nord, au motif que trois des conseillers de Brown auraient poussé le chanteur à créer les fonds pour pouvoir ensuite les gérer eux-mêmes.

Un des conseillers visés, Buddy Dallas, a nié ces accusations, qualifiant la procédure judiciaire "d'acte de désespoir". La plupart des avoirs de James Brown, décédé le jour de Noël l'année dernière à 73 ans, sont légués au fonds "I Feel Good" pour la scolarisation d'enfants défavorisés en Caroline du Sud, ainsi qu'à un autre fond destiné à l'éducation de ses petits-enfants âgés de moins de 15 ans.





Pour écouter, cliquez ici!
# Posté le dimanche 16 novembre 2008 04:59
Modifié le dimanche 16 novembre 2008 05:57